Premiers pas dans la valorisation du projet « ¡Qué llueva poesía sobre la España vacía ! »

Le mardi 28 avril 2026, les 20 participants au projet Erasmus +, accompagnés par leurs encadrantes Mesdames BRUNEAU et TAJAN, ont pu présenter à leur famille et à la direction de l’établissement les activités pédagogiques et culturelles menées dans le cadre de leur mobilité à Cáceres.

L’occasion, pour les quelques 70 personnes présentes à cette soirée de restitution, d’entreprendre, à leur tour, un voyage virtuel au cœur de l’Espagne et de l’Estrémadure « vides ».

À la manière du « Gouzou » réunionnais, découvrant, à dos de paille-en-queue, la vaste étendue de l’Espagne rurale oubliée (cf. affiche confectionnée), nos invités ont pu explorer les territoires arpentés par nos apprenants lors de leur séjour espagnol.

À tour de rôle, et sous la houlette de Morgann, les élèves se sont succédés pour présenter la vieille ville de Cáceres et sa partie contemporaine, la cité antique de Mérida, le village oublié de Salorino, ou encore la mythique quesería. Par petits groupes, nos voyageurs n’ont pas manqué de retracer l’itinéraire suivi via les moyens de transport empruntés. Ils ont grand ouvert, pour notre assemblée, les portes du lycée Ágora, transformé, le temps de notre venue, en « temple » de l’Espagne vide. Notre établissement partenaire a en effet accueilli, pour l’occasion, une exposition itinérante intitulée « Extremadura vaciada » et une conférence sur la réalité du rural oublié. C’est dans ce cadre artistique et académique que nos apprenants ont pu découvrir le quotidien scolaire de leurs pairs espagnols (via l’assistance à de nombreux cours) et qu’ils ont pu mener à bien le projet pédagogique-fil conducteur de la mobilité. Quelques productions artistiques et littéraires ont ainsi été mises à l’honneur.

Nos aventuriers de l’Espagne vide n’ont pas manqué de souligner l’importance des « à-côtés » du projet, des découvertes culturelles (culinaires, …) aux belles rencontres humaines (avec leurs familles d’accueil, notamment). Enfin, dans leur périple espagnol, les élèves ont pu vivre nombre d’anecdotes insolites qui ont saupoudré de rires cette présentation. Ils ont eu l’opportunité de côtoyer de bien curieuses créatures. Séverine nous a conté, avec beaucoup d’humour, les aventures espagnoles de Poulpy, la mascotte du groupe, une peluche en forme de pieuvre, acquise à la faveur de la première halte-déjeuner au cœur de l’Espagne vide, d’une grande sociabilité et toujours prête à se dégourdir les tentacules.

Cet événement a offert aux participants l’opportunité de partager leurs souvenirs de voyage et de faire connaître les trésors poétiques de l’Estrémadure vide à leurs proches. In fine, cette expérience culturelle et pédagogique leur a permis, pour citer Elsa, d’« avoir de nouveaux yeux sur l’autre », et de comprendre que « les langues et cultures étrangères » ne sont que « ponts » attendant d’être franchis. Ils reviennent de cette expérience, selon Nicolas, avec « des souvenirs dans la tête et un petit truc en plus dans le cœur ».

Cette soirée s’est clôturée, de façon conviviale, autour d’un verre de l’amitié, et d’un buffet sucré-salé gentiment organisé par notre gestion.

Une exposition des productions réalisées a été organisée au CDI de l’établissement, du 18 mai au 6 juin (cf. affiche des expositions croisées). Elle sera reconduite à la rentrée, de manière à faire ruisseler, sur notre communauté éducative comme sur nos partenaires, la pluie poétique chantant l’espoir dans les lendemains de l’Espagne vide.

Affiche Greguerizate – 2