César des lycéens 2026

Le lancement du César des Lycéens 2026 au sein du lycée Brassens

Le mercredi 21 janvier 2026, les élèves retrouvent le chemin de l’école, à l’issue des vacances scolaires.

Les élèves de la classe de terminale TMVA (Maintenance des véhicules) ont été sélectionnés pour faire partie du jury du César des Lycéens 2026.

Arnaud Ximenès, scénariste, régisseur et réalisateur, vient à leur rencontre, dès le premier jour de la reprise.

Il aborde les deux thématiques suivantes :

  • La définition des critères objectifs d’évaluation et de jugement des œuvres.

  • Le rôle des prix de cinéma dans la carrière des films et de ceux qui les produisent, réalisent et diffusent.

Arnaud Ximenès présente le prix du César des Lycéens.

Un film qui se voit attribué ce prix voit sa carrière relancée sur grand écran.

Il aborde le rôle du CNC, le centre national du cinéma et de l’image animée. Il est chargé « de contribuer, dans l’intérêt général, au financement et au développement du cinéma et des autres arts et industries de l’image animée et d’en faciliter l’adaptation à l’évolution des marchés et des technologies. A cette fin, il soutient, notamment par l’attribution d’aides financières, […] la création, la production, la distribution, la diffusion et la promotion des œuvres cinématographiques et audiovisuelles et des œuvres multimédia, ainsi que la diversité des formes d’expression et de diffusion cinématographique, audiovisuelle et multimédia et la formation professionnelle. »

Une taxe sur les entrées au cinéma est prélevée au bénéfice du CNC qui peut ainsi financer le cinéma français. Ce système est redistributif : les grosses productions et films à succès financent de manière importante la production de 300 films par an en France, en moyenne. Cela permet de lutter contre l’hégémonie du cinéma américain et de préserver, en matière de cinéma, ce que l’on appelle « l’exception française ».

Arnaud Ximenès donne une définition des blockbusters. Les élèves apprécient ce type de films et citent spontanément Avatar et des super-héros comme Batman et Star Wars.

La promotion de ces films est telle qu’il est impossible de ne pas en avoir entendu parler.

Le cinéma « véhicule du sens à travers une histoire », selon lui.

Les élèves, après le visionnage de chaque film de la sélection, vont devoir apprendre à construire des arguments et dépasser la simple dichotomie : j’aime/je n’aime pas.

Les élèves devront se poser les questions suivantes : qu’est-ce qui m’a touché ? Pourquoi ce film m’a fait pleurer et rire à la fois ?

Les 20 lycéens de la classe de terminale TMVA indiquent qu’ils pourront évoquer l’originalité du scénario, la qualité de jeu des acteurs, les effets spéciaux, le montage, les costumes… Arnaud Ximenès évoque également les rôles respectifs du réalisateur et du chef opérateur.

Le spectateur, durant le film, va ressentir des émotions. La qualité des dialogues est à cet égard primordiale. Un élève, Evan, évoque la qualité de dialoguiste de Jacques Prévert. Il convient de ne pas oublier le remarquable Michel Audiard.

L’intervenant extérieur est écouté attentivement par les élèves. Il évoque le succès du dernier film récompensé dans le cadre du César des lycéens 2025, Le Comte de Monte-Cristo. L’intrigue a captivé près de 10 millions de spectateurs.

Le succès d’un film peut frapper sans que l’on s’y attende : qui avait imaginé que le film Un p’tit truc en plus du réalisateur Artus dépasserait les 10 millions d’entrées en 2025 ?

Qui avait imaginé que le documentaire Le chant des forêts totaliserait près d’un million d’entrées au 1er février 2026 ?

Arnaud Ximenès évoque des succès passés qui ont rencontré le succès public comme Trois hommes et un couffin et Tanguy. Ces films étaient en prise avec la société française.

Arnaud Ximenès évoque le rôle du producteur, du scénariste et de l’assistant réalisateur.

Il évoque l’une des dernières étapes de la constitution d’un film, à savoir la recherche de financements. Le producteur doit solliciter le CNC, chercher des investisseurs privés et solliciter des aides du Conseil Régional du territoire concerné.

Avant de commencer le tournage du film, il convient de rechercher un décor approprié au cadre de l’histoire : est-ce qu’il est judicieux de tourner le film dans des studios ou en extérieur ou vaut-il mieux amalgamer les deux ? Il faut également acquérir des costumes. Le chef opérateur va indiquer la teneur du matériel dont il a besoin. Toutes les scènes sont filmées et pas forcément dans l’ordre du scénario. L’équipe du film dispose de l’ensemble des rushes. Un autre élève, Hugo, évoque l’étape du montage : le monteur va rassembler les rushes en suivant les indications du scénario.

Le mixeur son doit harmoniser les pistes sonores : ici, on va mettre une voix plus forte, ici rajouter des bruitages, ici rajouter de la musique.

Arnaud Ximenès évoque le processus de l’étalonnage pour corriger ou améliorer certaines couleurs.

Le producteur doit faire en sorte que son film soit distribué dans le maximum de salles afin qu’il puisse être vu par un large public.

Le film sera vendu aux télévisions et aux plateformes Internet en respectant la chronologie des médias.

Arnaud Ximenès évoque pour conclure ce que l’on appelle le soft power américain qui se diffuse à travers le cinéma dans le monde. Aller voir uniquement des blockbusters est restrictif. Il faut ouvrir son esprit, aller voir tous les genres cinématographiques. Il conclut en insistant sur l’importance des films d’art et d’essai.

Alors que les 20 lycéens de la classe de terminale TMVA s’apprêtent à voir les cinq films de la sélection du césar des Lycéens 2026, nous songeons à cette réflexion de l’actrice Glenn Close : « Le cinéma, ce n’est rien d’autre en fait que de pouvoir lire l’âme de quelqu’un juste en regardant ses yeux. »

Article rédigé par Sébastien Lucarelli, professeur de lettres histoire à la SEP du lycée Georges Brassens