Le projet « ¡Greguerízate ! » valorisé par la municipalité de Saint-Denis et par l’inspection d’espagnol
Les artisans du projet « ¡Greguerízate ! » ont eu l’honneur de se voir conviés à un événement organisé par la municipalité de Saint-Denis, le 16 avril 2025, au petit stade de l’Est. Plusieurs élèves ont tenu un stand exposant les résultats de leur mobilité, et ont pu participer à des échanges riches qui ont permis d’offrir une visibilité publique à ce projet atypique, créatif et innovant. L’un des participants à cette aventure littéraire et humaine, Khalil Cazambo, encouragé par ses camarades, a proposé un discours à un auditoire composé d’élus et de jeunes soutenus dans leur projet de mobilité par la mairie de Saint-Denis. Ce faisant, il a permis de porter plus loin, et plus haut, la voix / voie des greguerías. Il a eu à cœur de mettre en lumière l’un des enseignements de cette mobilité : à savoir que la langue et la littérature étaient avant tout des ponts tendus vers l’autre.
Dans le prolongement de cet événement, nous avons organisé une exposition des productions réalisées dans le cadre de ce projet associant l’IES Ágora de Cáceres au CDI du lycée Georges Brassens. La communauté éducative a donc été invitée à prendre part à un voyage fantaisiste et multilingue, en plusieurs escales, sur les mers du surréalisme. Plusieurs classes ont pu s’embarquer dans cette exploration des littératures avant-gardistes des années 20, dont la destination finale n’était autre que la propre créativité des spectateurs, appelés, à l’issue de leur visite, à réaliser à leur tour, leur propre greguería.
Nous avons également pu accueillir, dans notre paquebot surréaliste, des croisiéristes de choix, dans les personnes de Philippe Naillet, député, le 20 mai 2025, ainsi que d’Ericka Bareigts, maire de Saint-Denis, et de Francine Comare, IPR d’espagnol, le 5 juin 2025. Nos moussaillons n’ont pas manqué de guider, de manière passionnée et théâtralisée, nos passagers d’un jour, de l’île de l’entendement mettant en scène la naissance de « Greguería », au bar brasserie Brassens, nouveau « café Pombo », où les adeptes des greguerías avaient enfilé leurs chaussures surréalistes pour rendre hommage à Ramón Gómez de la Serna et présenter leurs propres créations littéraires et artistiques.
Messieurs Barbe et Cloarec, capitaines du bateau Brassens, étaient également de la visite et ont pu se voir attribuer, comme Mesdames Bareigts et Comare, un certificat attestant de ce voyage hors des mers battues, plein de créativité et d’humanité.
In fine, ce sont les élèves qui parlent le mieux de ce projet, « déclaration d’amour aux citations et à la littérature espagnole », « mezcla de humor y metáfora », qui a permis aux élèves de « voyager au temps des greguerías et de découvrir le monde inventif de Ramón Gómez de la Serna ». Une aventure créative qui s’est doublée d’une aventure humaine, « la plus belle expérience humaine » de l’une des participantes qui « n’oubliera jamais la petite famille Bachibac ». Tous les témoignages des greguéristes en herbes sont à retrouver dans l’ebook compilant leur travail de longue haleine.
Un grand merci, de nouveau, à Erasmus + et à tous les acteurs qui ont soutenu cette initiative. Si le poète Pablo Neruda écrivait « tan largo es el olvido», les héritiers de Ramón pourraient lui opposer une greguería : « tan corto fue el proyecto, tan largo es el recuerdo». Comme l’écrivait l’une des participantes, « Les souvenirs restent, bien après que les valises soient rangées ». Nous espérons également que les souvenirs perdureront chez nos visiteurs, bien après que l’exposition se soit achevée.
