Les 20 artisans du projet adossé à la mobilité Erasmus + « ¡Qué llueva poesía sobre la España / la Extremadura vacía ! » ont, tout au long du mois de septembre 2026, eu l’occasion de présenter leurs réalisations, effectuées en partenariat avec leurs pairs de l’IES Ágora.
Leurs productions artistiques et littéraires ont été regroupées dans le cadre d’une exposition installée au CDI.
Jean-Marc, l’un des architectes de cette initiative culturelle, a conçu une BD résumant avec brio l’essence du projet. De vignette en vignette, le lecteur peut suivre les aventures d’un personnage proche du Gouzou, découvrant, à dos de paille-en-queue puis de cigogne, le paradoxe d’une Espagne écartelée entre des noyaux surpeuplés et des contrées désertées, souvent oubliées des pouvoirs publics. Notre personnage emblématique, empreint de créativité, entreprend de dérober aux nuages quelques gouttes de pluie qu’il choisit de remplir de poésie. C’est à la vitesse de l’éclair qu’il les fera tomber sur cette « cartographie de la désolation ». Son objectif : rendre un puissant hommage à cette Espagne vide, avec la complicité d’une grande voix de la littérature espagnole (celle de Julio Llamazares) et avec le regard de Daniel Gascón.
Nos apprenants ont prêté main forte au Gouzou, dans la confection de ces gouttes de poésie, gonflées d’espoir dans des lendemains meilleurs pour cette Espagne délaissée.

Tout au long du mois de septembre, nos apprenants ont fait ruisseler cette pluie littéraire sur la communauté éducative. Ainsi, les classes de 201, 202, 203, 1A et 1B ont-elles eu l’opportunité de bénéficier d’une visite guidée de l’exposition. Le 11 septembre, ce fut au tour des membres de la Direction d’explorer ces latitudes dépourvues d’habitants, mais pas de ressources poétiques. L’IA-IPR d’espagnol, Madame COMARE, a pu découvrir ces productions le 4 septembre 2026. Enfin, les élèves ont proposé une visite guidée à la directrice du département d’espagnol de l’Université, Madame OROBITG, ainsi qu’à ses étudiants de Master 1, le 8 septembre 2026. Nous nous félicitons du rayonnement de ce projet qui a permis de consolider des liens inter-degrés.
Mission accomplie, donc, pour les complices du Gouzou qui ont participé avec succès au décloisonnement, par le biais de la poésie, de cette « España vacía » qui, pour reprendre les mots d’Alicia, continuera de briller de sa lumière discrète et poétique dans les cœurs des participants.
Bravo à ces ambassadeurs de l’Espagne vide à l’investissement créatif admirable! Ce fut un plaisir, pour Mesdames BRUNEAU et TAJAN, que d’encadrer leurs pas.

