Le 18 juin 2026, deux élève de première générale (scolarisées en classe 1D) ont représenté le lycée BRASSENS lors de cette cérémonie patriotique : Aurore RAMASSAMY et Diane AFFEJEE VANDEN HEEDE.
La maire de Saint-Denis et septième vice-présidente du Conseil Régional de La Réunion était présente en la personne d Éricka BAREIGTS. Céline SITOUZE, la maire de Sainte-Marie et huitième vice-présidente du Conseil Régional assistait également à la cérémonie.
Olivier REFANE, conseiller municipal de Saint-Denis pour la délégation « Interquartiers » et Gilles HUBERT, 13ème Vice-Président délégué du Conseil Départemental à la Gestion de l’Eau et aménagements hydrauliques, à la Participation Citoyenne, accompagnaient les autres élus durant cet hommage au général de Gaulle.
Le délégué général du Souvenir Français de La Réunion, Sébastien LUCARELLI, était également présent sur place.
Il accompagnait les deux élèves qui ont suivi ses cours d’histoire-géographie dans le cadre de l’atelier Sciences-Po au sein du LPO BRASSENS durant la présente année scolaire 2025/2026.
THIERRY PINCEMAILLE, le directeur de l’Office National des Combattants et des Victimes de Guerre de La Réunion-Mayotte, avait organisé la cérémonie d’une main de maître.
Il a cédé la parole à Aurore RAMASSAMY et Diane AFFEJEE VANDEN HEEDE qui ont lu l’appel du 18 juin avec une grande solennité :
« Les chefs qui, depuis de nombreuses années, sont à la tête des armées françaises, ont formé un gouvernement. Ce gouvernement, alléguant la défaite de nos armées, s’est mis en rapport avec l’ennemi pour cesser le combat.
Certes, nous avons été, nous sommes submergés par la force mécanique, terrestre et aérienne de l’ennemi.
Infiniment plus que leur nombre, ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui nous font reculer. Ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui ont surpris nos chefs au point de les amener là où ils en sont aujourd’hui.
Mais le dernier mot est-il dit ? L’espérance doit-elle disparaître ? La défaite est-elle définitive ?
Non !
Croyez-moi, moi qui vous parle en connaissance de cause et vous dis que rien n’est perdu pour la France. Les mêmes moyens qui nous ont vaincus peuvent faire venir un jour la victoire.
Car la France n’est pas seule ! Elle n’est pas seule ! Elle n’est pas seule ! Elle a un vaste Empire derrière elle. Elle peut faire bloc avec l’Empire britannique qui tient la mer et continue la lutte.
Elle peut, comme l’Angleterre, utiliser sans limites l’immense industrie des Etats-Unis.
Cette guerre n’est pas limitée au territoire de notre malheureux pays. Cette guerre n’est pas tranchée par la bataille de France. Cette guerre est une guerre mondiale. Toutes les fautes, tous les retards, toutes les souffrances n’empêchent pas qu’il y a, dans l’univers, tous les moyens pour écraser un jour nos ennemis. Foudroyés aujourd’hui par la force mécanique, nous pourrons vaincre dans l’avenir par une force mécanique supérieure. Le destin du monde est là.
Moi, général de Gaulle, actuellement à Londres, j’invite les officiers et les soldats français qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s’y trouver, avec leurs armes ou sans leurs armes, j’invite les ingénieurs et les ouvriers spécialisés des industries d’armement qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s’y trouver, à se mettre en rapport avec moi.
Quoi qu’il arrive, la Flamme de la résistance française ne doit pas s’éteindre et ne s’éteindra pas.
Demain, comme aujourd’hui, je parlerai à la radio de Londres. »
Elles ont déclamé ce texte avec une grande ferveur. Elles se tenaient droites face à un prestigieux aréopage.
Le directeur de cabinet du préfet a lu le discours d’Alice RUFO, ministre déléguée auprès de la ministre des Armées et des Anciens combattants.
Les deux élèves ont à nouveau pris la parole pour évoquer le contexte de cette commémoration puis ont déposé des gerbes aux côtés des élus.
Une minute de silence a été observée par les spectateurs et les personnalités qui se trouvaient devant la stèle du général de Gaulle.
Le public a entonné la Marseillaise puis Le chant des partisans.
José IMOUZA, Lieutenant-Colonel et délégué militaire départemental des forces armées de la zone sud de l’océan Indien (FAZSOI) a accepté de poser à leurs côtés à l’issue de la cérémonie. Le lycée Brassens était encore à l’honneur, notamment pour faire vivre, en étroite collaboration avec le Souvenir Français de La Réunion, le devoir de mémoire à l’attention des nouvelles générations.
Le film (en deux parties) La Bataille de Gaulle d’Antonin BAUDRY triomphe sur nos écrans de cinéma depuis quelques semaines. En 1940, la France était à terre. Son destin semblait scellé. Un homme s’est dressé, seul, face à l’histoire pour relever notre pays.
Nous concluons le présent article avec un extrait des Mémoires de guerre du général de Gaulle :
« A quarante-neuf ans, j’entrais dans l’aventure, comme un homme que le destin jetait hors de toutes les séries. »
Sébastien LUCARELLI, professeur de lettres/histoire et référent laïcité du LPO BRASSENS à Sainte-Clotilde
